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Fondation3a

Autistes Adultes Autonomes : « les autistes ne veulent pas seulement être inclus dans la société mais veulent aussi y apporter leur contribution »

Accueil > Revue de presse et média > Article L’Eclaireur, 2 octobre 2018

Une fondation pour rendre les adultes autistes autonomes en projet près de Châteaubriant

Article L’Eclaireur, 2 octobre 2018

Mis en ligne le mardi 2 octobre 2018,

Un habitant d’Erbray, près de Châteaubriant (Loire-Atlantique), travaille depuis 2017 à la création d’une fondation dédiée aux autistes adultes, pour les rendre autonomes.

Lors des Artisanales, un rassemblement de professionnels organisé par la minoterie Bourseau à Nozay (Loire-Atlantique) du 16 au 19 septembre 2018, un chèque a été remis à une association d’Erbray (Loire-Atlantique) dont l’objectif est de créer une fondation pour les autistes adultes.

Avec la remise de plus de 2 500 € par la minoterie Bourseau, l’association de préfiguration de la Fondation 3A rentre dans le vif du sujet financier. « Il nous faut récolter au moins 15 000 € pour amorcer la pompe de ce projet de fondation », rappelle Marc Boulogne, son président.
Patrice Martin et Japhet N’Doram en parrains

Cet habitant d’Erbray, près de Châteaubriant, a créé son association en mars 2017 dans sa commune de résidence. Son objectif est donc la création d’une fondation dédiée à l’accompagnement des autistes adultes. La Fondation 3A, pour Autistes adultes autonomes.

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Elle est parrainée par deux sportifs de grande renommée : Patrice Martin, ex-champion du monde de ski nautique et président d’honneur de l’association. Et Japhet N’Doram, ex-Canari de la grande époque du FC Nantes. « Il est devenu le parrain de mon fils Maxime », souligne Marc Boulogne.

La France en retard sur l’autisme
Ce dernier, lui-même papa d’un autiste, explique les raisons d’être de la future fondation : Le projet de création de cette fondation part du constat du retard de la France dans le traitement de l’autisme en raison de la mauvaise compréhension du problème, tant par les pouvoirs publics que par une grande partie du corps médical, explique Marc Boulogne. Les familles d’enfants autistes ont pu faire connaître et reconnaître des méthodes de traitement apparues aux États-Unis et fondées sur la psychologie cognitive, comportementale et développementale, visant à stimuler les individus pour les faire progresser. L’autisme n’est plus considéré comme une maladie, que dans l’état actuel de la science on ne sait pas soigner, mais comme un handicap à surmonter pour s’adapter au monde environnant.

Rendre les autistes autonomes

L’idée de la Fondation 3A est donc de permettre un accompagnement adapté à des adultes entre 18 et 40 ans, de les rendre le plus autonomes possible. Comme pour tout individu, l’autonomie passe par trois canaux : le travail, le logement et les loisirs.

Pour cela, la fondation voudrait se reposer sur des partenariats avec des entreprises et des organismes de formation, ainsi que les bailleurs sociaux. « En revanche, ’accompagnement ne peut pas être externalisé et c’est donc la Fondation 3A qui devra prendre en charge les accompagnateurs, choisis parmi les titulaires du diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES), en les recrutant, en les formant et en les rémunérant », précise Marc Boulogne. Aucune formation spécifique à cet accompagnement n’existant en France, c’est ce que voudrait mettre en place la fondation.

Un projet de grand événement sportif

Outre le démarchage d’entreprises comme ce fut le cas de la minoterie Bourseau, l’association de Marc Boulogne compte sur l’organisation d’un grand événement sportif – encore à définir – pour se faire connaître et récolter des fonds.

Association de préfiguration de la Fondation 3A, basée à Erbray.
Contact : 06 37 38 31 12.

Source : L’Eclaireur publié le 2 Oct 2018